Nordie, partie 2 : Deijan

Après avoir failli périr dans l’incendie de son château, Deijan de Bucail se remet lentement de ses blessures et se prépare à mener les batailles les plus importantes de son existence : d’abord, traquer ceux qui ont enlevé sa femme, afin de la retrouver. Puis, surtout... la reconquérir.

Mais sera-t-il capable de s’affranchir du passé ? Car ce n’est pas l’amour, qui rend aveugle. C’est la peur de l’amour.

 

 

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Le premier tome, Guilendria, nous donnait à découvrir Bucail et ses habitants, faits prisonniers par une bande d'Écumeurs. À leur tête, l'étrange Ifhoras, dit le Ciseleur. Un tome à huis clos, qui révélait Guilendria à elle-même, puisqu'elle se découvrait une force morale insoupçonnée. ma chronique ici

 

 

Le deuxième tome nous emmène en voyage à travers Nordie. Les Écumeurs, après avoir incendié le château, emmènent Guilendria comme otage, afin de s'en servir comme monnaie d'échange. Le début d'une aventure pleine de peur mais aussi de découverte pour cette jeune femme qui a toujours mené la vie protégée et sans soucis d'aristocrate. Côtoyer les gens du commun va lui faire réaliser qu'elle ignore bien des choses sur la vie des habitants du royaume, de leurs difficultés. Guilendria, une fois de plus, va évoluer et grandir. Sa compassion naturelle va lui faire prendre fait et cause pour les Effacés.

Il y a plus de mouvement dans ce tome du fait du voyage de Guilendria. Deijan, quant à lui, se remet lentement de ses blessures, il enrage de ne pouvoir se lancer à la poursuite des hors la loi. Un repos forcé qui l'oblige à une certaine introspection, concernant son attitude passée et ses aspirations présentes. Si les aventures de Guilendria m'ont davantage passionnée, je me suis surprise à changer d'avis sur Deijan, que j'avais juste envie de gifler dans le tome 1.

À l'inverse du premier tome, celui-ci est plus fantasy que romance : le couple est séparé durant la majeure partie de l'histoire, en revanche, on découvre davantage l'univers créé par Cécile Ama Courtois, l'organisation sociale. Les prêtresses d'Esca, seulement évoquées dans le premier tome, prennent ici leur place, tout comme une certaine sorcière aux chats.

L'alternance des points de vue, de chapitre en chapitre, permet de balayer les événements via la vision de chacun.

J'ai apprécié le style à la fois soigné et fluide : le vocabulaire est riche sans être trop pédant, et les personnages sont caractérisés par leur niveau de langue et leur façon de parler.