Victorian Fantasy-2 : De velours et d'acier

Georgia Caldera

 

Encore une magnifique couverture signée Le Monde de Fleurine !

Chronique du tome 1, Dentelle et nécromancie.

 

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Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.


Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l'écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s'il est un prince dont la fonction n est que titre, c est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée.

Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser... mais la liberté ne s'obtient jamais sans sacrifice.

Un beau pavé de 800 pages mais je ne me suis pas ennuyée. Si ma préférence reste pour le tome 1, j'ai tout de même apprécié ce deuxième tome, qui n'est pas précisément une suite. J'ai d'ailleurs regretté de si peu voir Andraste et Thadeus, les héros du tome 1.

L'évolution du prince Augustin est le point fort du roman selon moi, même si Léopoldine est un personnage féminin assez atypique au début du roman (elle jure, se bat, s'habille en homme) : Augustin n'était pas un personnage particulièrement sympathique dans le tome 1, un prince fantoche, arrogant, sans consistance. Il en est d'ailleurs lui-même intimement persuadé, et va se découvrir des ressources qu'il ne pensait pas avoir, même si cela ne se fait pas en un rien de temps. En vérité il doute pratiquement jusqu'au bout de ses qualités.

J'ai été un peu déstabilisée par certains chapitres, portant sur deux personnages nouveaux, dont on ne sait pas grand-chose et dont les actions (pour Anton du moins) sont assez obscures pour le lecteur, avant de prendre sens peu à peu. Je trouve la fin un peu rapide (oui, un comble pour un roman aussi long). Et pour le coup, difficile de savoir si le tome prochain portera sur tel ou tel personnage, il y a deux possibilités, mais aucune ne se détâche.

Quoi qu'il en soit, l'univers de Georgia Caldera est toujours aussi fascinant, porté par une plume soignée et fluide et des personnages originaux, dont les défauts les rendent plus humains et attachants.