Phare_dans_tempete

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Cet épisode de la vie des Kergallen se déroule avant le début de la saga.

Morbihan, 2008

 

Les Kergallen levèrent la tête dans un bel ensemble pour contempler le phare qui se dressait devant eux. Il mesurait près de dix-huit mètres de hauteur. Perchée sur la falaise, la construction dominait le paysage, majestueuse. La simple perspective de gravir, jour après jour, les marches menant au sommet, arracha quelques grimaces discrètes. Pourtant, Joanna dansait littéralement sur place, heureuse et fière.

— Un phare, fit Azilis, dubitative.

— Un phare, répéta Josselin, perplexe.

— Oui, un phare, s'exclama Joanna, surexcitée.

— Tu vas vraiment habiter dans un phare ? insista Gaëlle.

— Et comment !

Joanna éclata de rire.

— L'agent immobilier m'a prise pour une folle. Il a d'abord cru à une plaisanterie, mais quand il a vu que j'étais sérieuse, il a sans doute pensé que j'avais ma place dans un asile d'aliénés.

— Le manoir familial est grand ouvert, l'informa aimablement Joss.

— J'adore, décréta Morgane, qui avait détaillé les environs. Tu pourrais le louer pour des tournages de films.

— Avant, il faudrait déjà le remettre en état, reprit Gaëlle, soucieuse. Il y a du travail.

— Abracadabra, fit Joanna en haussant les épaules. Il faut bien qu'il y ait des avantages à être sorcières.

— Il paraît que les lieux sont hantés, informa Sélène, qui, du haut de ses quinze ans, lisait les brochures qu'elle avait rassemblées.

— Tu vas vraiment vivre ici, toute seule ? s'enquit Émilie, manifestement inquiète.

— Je n'ai pas peur des fantômes, se vanta Joanna.

— Les pierres sont sereines, fit Morgane, qui avait posé la main sur différentes roches pour en écouter le murmure.

— Les mouettes aussi, ajouta Sélène, qui s'était connectée brièvement aux esprits des oiseaux.

— Si les mouettes valident..., ironisa Joss.

— Sois gentil avec elles, susurra Sélène, sinon, je peux leur demander de venir déposer un petit présent sur ton nouveau t-shirt de marque.

Joss leva les mains en signe d'apaisement : il n'était pas de taille à lutter contre ses cousines magiciennes, et certains combats ne valaient vraiment pas le prix à payer pour les livrer.

— Jacques Prévert a écrit un poème intitulé « Le gardien de phare aimait trop les oiseaux », lança Morgane.

Les yeux se levèrent au ciel et des soupirs retentirent. Provocatrice, la jeune fille déclama le poème, au grand dam des autres.

Des oiseaux par milliers volent vers les feux

Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent

Par milliers aveuglés par milliers assommés

Par milliers ils meurent

Le gardien ne peut supporter des choses pareilles

Les oiseaux il les aime trop

Alors il dit

Tant pis je m’en fous !

Et il éteint tout

Au loin un cargo fait naufrage

Un cargo venant des îles

Un cargo chargé d’oiseaux

Des milliers d’oiseaux des îles

Des milliers d’oiseaux noyés.

 

— C'est triste, soupira Sélène.

— Il y a la chanson de Nougaro1, sinon, lança Joss.

— Surtout ne chante pas ! le prévint Azilis.

— Pourquoi pas ? demanda le jeune homme. Il ne pleuvra pas, Joanna est là.

— Mes oreilles sont sensibles.

Des rires s'élevèrent.

— On peut visiter l'intérieur ? demanda Morgane, curieuse, ramenant l'attention sur le phare.

— Suivez le guide, lança joyeusement Joanna.

Les jeunes gens pénétrèrent dans la construction. L'intérieur, bien que visiblement abandonné depuis longtemps, semblait solide. Un escalier en colimaçon s'élevait, vertigineux, suivant la paroi circulaire.

— Pensez aux nombreuses vies que ce phare et ses gardiens ont sauvées, fit Joanna, s'engageant la première.

Quelques questions fusèrent, vite interrompues cependant par les souffles courts.

— Et bien, fit Azilis, c'est sportif ! Tu comptes faire ça tous les jours ?

Joanna sourit, sans répondre. Déjà, son regard voletait à travers la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Elle imaginait parfaitement l'aménagement des lieux, une fois le phare remis en état. Elle aménagerait son espace de vie à l'étage inférieur, gardant la salle du sommet, où se trouvait autrefois le dispositif d'éclairage du phare, pour en faire son atelier d'artiste. Les baies vitrées laissaient entrer la lumière à flot, la vue était magnifique, le bruit des vagues montait jusque-là.  Elle se voyait, armée de ses pinceaux, peignant à la lueur du soleil levant ou couchant. De là, elle pourrait aussi jouer avec les éléments, les modeler, et prévenir ainsi les pertes de contrôle de son pouvoir, qu'elle craignait tant. C'était, sans conteste, l'endroit idéal pour elle. Atypique, compliqué, mais parfait.

Le regard de la jeune femme se reporta sur sa cousine Morgane. Cette dernière, après s'être extasiée sur la vue imprenable, était redescendue d'un étage et se concentrait sur les murs de granit. À l'écoute des pierres, la magicienne posa le front contre le mur, les yeux fermés.

— Que vois-tu ? demanda à mi-voix Joanna, venue rejoindre sa cousine.

— Les gardiens du phare, répondit celle-ci.

Morgane posa l'index sur ses lèvres, réclamant par ce geste le silence, avant de se plonger dans l'histoire du phare.

 

Audren jeta un coup d'oeil à la mer, qui s'étalait au pied du phare. La houle se déchaînait, tandis qu'au loin, le ciel se chargeait de lourds nuages qui masquaient les étoiles. L'orage grondait. Cette nuit encore, le phare allait jouer son rôle, et si la chance était avec eux, et surtout avec les marins à bord des navires qui croisaient au large, il n'y aurait pas de naufrage. Cela n'était plus arrivé depuis longtemps, heureusement. C'était dans ces moments-là qu'Audren se rappelait pourquoi il avait choisi ce métier étrange, solitaire. Il se sentait utile, fier. Son petit phare n'était certes qu'un phare de troisième ordre, avec sa portée de 28 kilomètres, mais comme les autres phares de jalonnement des côtes, il avait sans doute évité à nombre de navires de s'échouer lors des tempêtes.

Avec les grandes marées, les dégâts risquent d'être importants.

La voix de Morwenn le fit se retourner. Elle l'avait accompagné, comme toujours. Depuis la mort de sa femme, Audren élevait seul sa fille et il n'était pas envisageable, pour le gardien du phare, de la laisser toute la nuit dans la maison, un peu plus loin. Il ne l'entendrait pas crier, si le moindre problème surgissait. À l'époque, il agissait ainsi parce que Morwenn n'avait que  dix ans lorsque sa mère était morte. À présent, elle en avait dix-neuf, et le père qu'il était s'inquiétait des hommes qui risquaient de s'en prendre à sa fille, si jolie avec ses cheveux bruns et ses yeux verts. C'était sans doute un peu égoïste de sa part, mais il aimait la savoir à ses côtés tandis qu'il s'assurait que le feu du phare remplissait son rôle d'alerte.

En contrebas de la falaise, les vagues, hautes, fortes, se fracassaient contre la roche, se retirant dans une longue traînée blanche d'écume pour mieux revenir, encore et encore.

J'aime les orages et les tempêtes, reprit Morwenn, songeuse. Ce n'est pas très charitable de ma part, car ils mettent en danger les marins et ruinent les récoltes, mais j'aime ça.

Tu es née une nuit d'orage, expliqua Audren. C'est pour cela que nous t'avons nommée Morwenn2. L'écume recouvrait toute la surface de l'eau autour du phare où ta mère et moi vivions à l'époque. C'était magnifique.

Audren sourit à l'évocation de cette nuit, épuisante et merveilleuse, qui avait vu naître sa fille. Rosenn et lui vivaient alors sur une île, isolés de tout. Le ravitaillement n'avait lieu que toutes les deux semaines, et encore, quand le temps le permettait. Un « enfer », comme l'on avait coutume de surnommer ces phares de pleine mer, difficiles d'accès. Mais pour eux, jeune couple épris et passionné, cet isolement avait tout du paradis. La naissance de Morwenn avait constitué l'apothéose de leur bonheur. Ils avaient presque regretté de quitter ce phare, Audren ayant été muté dans celui dont il était toujours le gardien. C'était une affectation pourtant convoitée, un « paradis », un phare continental, offrant des conditions de travail et de vie plus faciles.  Lorsque la maladie avait emporté Rosenn, Audren n'avait pu s'empêcher de se demander si elle aurait vécu, évité l'épidémie qui l'avait finalement tuée, s'ils étaient restés dans cet autre phare.

Audren vérifia une dernière fois les lentilles destinées à concentrer et renvoyer la lumière au loin, avant de se tourner vers Morwenn.

La nuit va être longue, nous devrions nous installer confortablement.

La jeune fille opina. Ils descendirent l'escalier pour gagner la salle aménagée au rez-de-chaussée. Morwenn sortit d'un panier les provisions qu'elle avait préparées en prévision des longues heures qui les attendaient. Un bruit les fit sursauter, et Audren bondit, prêt à défendre becs et ongles sa fille.

Je ne fais que passer,  fit une voix masculine.

Un homme sortit de l'ombre dans laquelle il s'était dissimulé, les mains écartées pour montrer qu'il n'était pas armé. Il était vêtu simplement, et ses vêtements humides soulignaient sa carrure.

Vous êtes-vous égaré ? demanda Audren d'une voix sèche. Il n'y a pas âme qui vive à des lieues à la ronde, je suis surpris que quelqu'un se retrouve ici en pleine tempête.

J'ai surtout essayé d'égarer les gabelous3, fit l'inconnu d'une voix rieuse. Ils sont hargneux, en ce moment, j'ai bien failli me faire prendre, cette fois-ci !

Un contrebandier, soupira Audren. J'espère que vous ne les avez pas menés jusqu'à An Tour Tan.

Vous me livreriez à ces charognards ? s'enquit le contrebandier, penchant la tête sur le côté pour examiner d'un regard perçant le gardien du phare.

Bien sûr que non, intervint Morwenn. Nous sommes, comme tout le monde, las de payer la gabelle.

Le trafic de sel, puisqu'ils étaient si proches des marais salants, était le plus lucratif de la région. Les habitants se montraient plutôt indulgents envers les faux-sauniers4, au grand dam des gabelous, qui traquaient les contrebandiers.

L'homme s'avança, la main tendue vers Audren, qui s'en saisit avec réticence. Morwenn avait dit vrai : ils ne dénonceraient pas le faux-saunier, mais cela ne signifiait pas qu'il appréciait pour autant de le savoir sous son toit, dans le ventre même de son phare. Et près de sa fille.

Je m'appelle Ewen, se présenta l'homme.

Juste Ewen ? fit Audren.

Mon nom n'a pas d'importance.

Ou plutôt, il en a trop. Vous avez peur que nous le donnions aux gabelous, devina le gardien de phare.

Aussi. Moins vous en savez sur moi, moins vous en aurez à dire s'ils viennent vous interroger.

Le raisonnement se tenait.  Audren procéda aux présentations, un silence étrange s'installa. Ils s'observaient, tous trois, avec un mélange de curiosité et de méfiance.

Nous nous apprêtions justement à manger, intervint Morwenn. Joignez-vous à nous.

La proposition de la jeune fille détendit légèrement l'atmosphère. Ils s'installèrent autour de la petite table de bois et firent honneur au repas simple, mais nourrissant. La conversation, d'abord légèrement embarrassée, se fit bientôt à bâtons rompus. Ewen, intrigué, observa Audren alors que ce dernier consignait dans son journal tous les détails concernant cette nuit de tempête. La curiosité l'emporta et le contrebandier se mit à poser mille et une questions. Bientôt, les deux hommes se mirent à rire des anecdotes surprenantes du gardien de phare sur ce métier peu commun.

J'ai eu la chance d'échapper à Ar-Men, « l'enfer des enfers», expliqua Audren en se saisissant de la rampe pour monter au sommet du phare vérifier, comme il le faisait régulièrement, le bon fonctionnement du feu.

Morwenn sourit avec indulgence puis commença à rassembler les reliefs du repas tandis que les voix des deux hommes déclinaient. Son père n'avait pas si souvent l'occasion d'évoquer son quotidien, et l'intérêt d'Ewen avait su atténuer sa méfiance envers le faux-saunier. Audren l'aimait de tout son cœur, mais la jeune fille savait qu'il aurait aimé avoir un fils à qui transmettre sa passion.

Des coups secs à la porte la firent sursauter. Un instant, Morwenn hésita. Personne n'était supposé pénétrer dans le phare, et son père n'avait sans doute rien entendu, avec le bruit du vent et des vagues. De nouveaux coups ébranlèrent la porte, qui s'ouvrit sur deux hommes trempés. Des douaniers, comprit la jeune fille. Ainsi, ils avaient suivi Ewen et avaient fini, comme le contrebandier, par atterrir à An tour tan. Avaient-ils deviné que le faux-saunier avait trouvé refuge ici, ou venaient-ils simplement se mettre à l'abri en attendant que la tempête s'apaise ?

Madame, fit le premier en inclinant la tête.

Ils avaient l'air de deux rats mouillés, et Morwenn eut pitié d'eux. Après tout, ils ne faisaient que leur travail ! La jeune fille leur procura des couvertures dans lesquelles ils s'enveloppèrent, avant de leur proposer un thé qu'ils acceptèrent avec reconnaissance. Préoccupée, Morwenn guettait le moment où son père et Ewen redescendraient. Elle redoutait la réaction du contrebandier à la vue de ses ennemis. Et eux, le reconnaîtraient-ils ? Ewen était resté vague sur ses exploits, elle ignorait donc dans quelle mesure les douaniers risquaient d'identifier celui qu'ils traquaient.

Ewen, qui descendait le premier, marqua un temps d'arrêt en découvrant les visiteurs. Il se raidit, prêt à bondir, à se battre, devina la jeune fille. Elle comprenait qu'il puisse être prêt à tout pour éviter une arrestation, puis une déportation. 

Vous avez de la visite, Audren ? demanda l'un des douaniers, fixant d'un air suspicieux l'homme qui se tenait à présent légèrement en retrait.

Ewen envisage de devenir gardien de phare, expliqua vivement Morwenn, devançant les deux hommes. Nous lui avons proposé de venir partager notre quotidien durant quelques jours afin de voir s'il était vraiment prêt à s'engager.

Elle sourit et l'atmosphère se détendit. Ewen lui fit un clin d'oeil complice et elle se sentit rougir devant son expression approbatrice. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle fasse preuve d'une telle vivacité d'esprit. Audren sortit une bouteille de vin qu'ils se partagèrent autour d'une partie de cartes, et les trois complices réprimèrent plus d'un sourire en songeant à l'incongruité de cette petite réunion. Pas une seule seconde, les deux douaniers ne devinèrent qu'ils se trouvaient à la même table que l'homme à cause duquel ils se retrouvaient coincés au milieu de nulle part par une nuit de tempête au lieu de dormir dans leurs lits. En vérité, les douaniers étaient plutôt sympathiques, et Ewen ne se priva pas de plaisanter avec eux comme s'ils ne l'avaient pas pourchassé, prêts à le jeter en prison.  Tard dans la matinée, les éléments s'apaisèrent suffisamment pour que les gabelous reprennent le chemin du retour. Audren et sa fille s'attendaient à ce que le contrebandier leur emboîte plus ou moins le pas, mais ce dernier ne fit pas mine de bouger.

Gardien de phare, hein ? fit-il, songeur.

Il se leva, fit le tour de la pièce, avant de lever la tête, comme pour contempler ce qui se trouvait là-haut, tout là-haut. Audren avait éteint le feu un peu plus tôt, sous le regard intéressé de ses visiteurs, qui découvraient la vie et les responsabilités qui lui incombaient.

Pourquoi pas ? reprit Ewen à mi-voix avec un petit sourire. Je commence à me faire trop vieux pour continuer à jouer au chat et à la souris avec les gabelous.

 

Morgane rompit le contact avec la pierre. Elle était restée connectée au granit tandis qu'elle racontait l'histoire du phare à sa cousine. Joanna, suspendue à ses lèvres, avait écouté avec attention le récit.

— Ewen est-il devenu gardien de phare, finalement ?

— Oui. Il a abandonné le trafic de sel, épousé Morwenn. Ils sont partis s'installer sur un « Enfer » pour commencer, où Morwenn a donné naissance à trois enfants. Audren est resté à An Tour Tan jusqu'à l'âge de la retraite.

— An Tour Tan ? releva Josselin.

— J'adore ce nom, s'enthousiasma Azilis.

— Ce n'est pas vraiment un nom5, tempéra Gaëlle.

— Ce phare n'a pas eu la chance de recevoir un nom, comme Ar-Men ou Tevennec, expliqua Morgane. Audren l'a baptisé An Tour Tan, parce qu'il le voyait comme une sorte d'entité. Il lui parlait, lorsqu'il était seul, et il avait l'impression qu'à sa manière, le phare lui répondait.

— J'aime l'idée, décréta Joanna.

La jeune femme tournoya sur elle-même, les bras écartés.

— Bienvenue à An Tour Tan ! clama-t-elle.

— Allons fêter ça, proposa Gaëlle. Ce n'est pas tous les jours que quelqu'un de mon entourage achète un phare pour y vivre.

— Je parie que tu comptes m'offrir une plante pour ma crémaillère, s'amusa Joanna.

— Non, répondit sa cousine. Ce serait de la non-assistance à végétal en danger. Je te connais, tu la laisserais mourir.

Ils redescendirent en devisant joyeusement, sans remarquer que Morgane s'attardait quelques secondes supplémentaires. Audren avait été le dernier gardien de ce phare, qui avait été abandonné au profit de phares plus récents, plus perfectionnés, lorsque le gardien avait pris sa retraite. Le feu avait été éteint par le gardien en personne, nostalgique, entouré de sa fille, de son gendre et de ses petits-enfants. Ensemble, ils avaient contemplé une dernière fois la vue qu'offrait la construction, ensemble, ils étaient redescendus, ensemble, ils avaient refermé la porte. En entendant les voix jeunes et pleines de vie de la tribu Kergallen, Morgane ne put s'empêcher de caresser la pierre du bout des doigts.

— An Tour Tan va revivre, chuchota-t-elle.

Elle imaginait le sourire d'Audren, Morwenn et Ewen à cette nouvelle. Alors, elle s'engagea à son tour dans l'escalier et rejoignit ses cousins.

1Le gardien de phare, 1987

2Morwenn signifie « mer blanche »

3Gabelous : douaniers chargés de percevoir la gabelle, l'impôt sur le sel.

4Faux-saunier : nom donné aux trafiquants de sel

5An Tour tan signifie, tout simplement, « le phare » en breton. Voir les Kergallen-2 : Joanna

 

En Bretagne, gardien de phare, un métier tranquille.wmv